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Loisirs - Rencontres

 
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Loisirs - Rencontres aussi dans la presse :

Panorama de la société 2009
Le Panorama de la société présente un tour d’horizon chiffré des tendances sociales observées dans les pays de l’OCDE et recense les grandes tendances et les politiques sociales. Cette édition 2009 contient une mine d’informations sur un large éventail de questions sociales : caractéristiques démographiques et familiales, emploi et chômage, pauvreté et inégalités, dépenses de protection sociale et de santé et satisfaction à l’égard du travail et de l’existence. Il inclut également un guide pour aider les lecteurs à comprendre la structure des indicateurs sociaux de l’OCDE. Outre l’actualisation de certains indicateurs parus dans de précédentes éditions, Panorama de la société 2009 ajoute plusieurs autres indicateurs innovants, notamment la taille des adultes, l’état de santé perçu, les comportements à risques chez les jeunes et le harcèlement scolaire. Pour la première fois, le rapport présente aussi une série d’indicateurs sociaux phares qui sont révélateurs du degré de bien-être social dans les pays de l’OCDE. Enfin, un chapitre spécial est consacré au temps des loisirs dans ces pays.
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39-2 | 2008 - Varia - RSA
Sommaire : Daniel Rochat, Bernard Fusulier, Édito / Thibaut Slingeneyer, Rendre compte de la libération conditionnelle en Belgique : prescriptions juridiques et usages du chiffre / Christophe Dubois, Action publique en détention : décloisonnement, réinsertion et réparation. Le cas d’une prison ouverte / Gérard Dubey, L’identification biométrique : vers un nouveau contrôle social ? / Mike Singleton, De l’anthropologie appliquée à l’anthropologue impliqué / Jean Nizet, Denise Van Dam, Marcus Dejardin, La cohérence des comportements professionnels et privés chez les viticulteurs biologiques alsaciens / Bernard Fusulier, Nicolas Marquis, La notion de transaction sociale à l’épreuve du temps / Guy Bajoit, Nagels Carla, Rea Andrea, Jeunes à perpète / Claude Rivière, Le Breton David, En souffrance. Adolescence et entrée dans la vie / Gilles Ferréol, Koebel Michel, Walter Emmanuelle, Dir., Résister à la disqualification sociale. Espaces et identités / Nicolas Marquis, Haroche Claudine, L’avenir du sensible. Les sens et les sentiments en question / Chantal-Nicole Drancourt, Fusulier Bernard, Giraldo Silvia, Laloy David, L’entreprise et l’articulation travail/famille : transformati / Jean-Marie Seca, Ferréol Gilles, Vieille-Marchiset Gilles, Dir., Loisirs, sports et sociétés. Regards croisés / Régis Malige, Ferréol Gilles, Universités et territoires, une comparaison européenne / Marie Deridder, Faye Claude, Koné Yaouaga Félix, Quiminal Catherine, Dir., Décentralisation et pouvoir en Afrique / Alain Touraine, Castelain Meunier Christine, Les métamorphoses du masculin / Régis Malige, Bros Jean, Callens Stéphane, Gérardin Hubert, Petit Olivier, Cata / Jacques Delcourt, Alfonsi Laurence, Le cinéma du futur. Les enjeux des nouvelles technologies de l’image / Nicolas Marquis, Sibony Daniel, L’enjeu d’exister. Analyse des thérapies
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Être vieux
Pour un premier numéro, nous aurions pu mieux choisir ! Un sujet qui fait vendre, par exemple ; ou qui fait pleurer Margot ; ou les deux. Que sais-je ?  Les OVNI, Jamais sans mon fils, La minceur est-elle congénitale ? Docteur, est-ce grave ?  Obsédés par une promotion fulgurante, l’actualité nous eut fourni en séduisantes horreurs :  Les Cubains sont-ils de bons nageurs ? Coca-Cola va-t-il s’associer à Durex ? L’ONU risque-t-elle d’attraper le choléra ?  En somme des sujets simples, impérativement grégaires, mais frappés au coin du bon sens par cette originalité mercantile et discrètement tapageuse qui fait les revues à la mode et les lecteurs hébétés. Non, nous avons préféré la porte étroite, le sujet soft, celui qui rebute la lectrice-Contrex, Mademoiselle-Loisirs ou Monsieur Santiag. Nous avons, inconsciemment par défi (ou pour nous démarquer consciemment) choisi le tabou discret, l’interdit malencontreux, la maladie éternellement transmissible : la vieillesse. En somme, nous avons voulu parler de notre peur, celle de nos rides futures, notre lente désagrégation vers le néant, le « Je n’ai plus que les os » du cher Ronsard – peut-être pour montrer (ou faire accroire) que nous avions cessé d’être frivoles, agités, crédules. Faire un pas vers la très sainte sagesse, celle que les films de série B caricaturent dans l’image du vieux chef Cheyenne décrépi ou du filiforme Chinois à barbichette, le visage parcheminé par le temps. Car l’accréditation d’un savoir ou d’une dignité exemplaire échappe à la spiritualité occidentale. Nos dieux et nos héros meurent trop jeunes. Nous amalgamons le Christ, Claude François et Coluche parce qu’ils ont eu le bon goût de mourir vite. Septuagénaires, on eut ri de les voir se démener sur la scène, l’un pour tirer des poissons de son chapeau, les autres pour chevroter chez Sevran. Oui, toute notre éducation est ainsi faite que la bêtise étincelante des jeunes nous stimule, et nous accable le bon sens parcimonieux des vieillards. Aux yeux des puissants, l’impuissance est une tare irréversible dont on se dédouane par l’oubli. Dans ses Caractères et anecdotes, Chamfort raconte : « On disputait chez Mme de Luxembourg sur ce vers de l’abbé Delille : Et ces deux grands débris se consolaient entre eux On annonce le bailli de Breteuil et Mme de la Reinière : “ Le vers est bon ”, dit la Maréchale » La haine ou le mépris du vieillard ne date pas d’aujourd’hui :  qu’ils se consolent entre eux !  Eu égard aux impératifs de l’humaine société (produire, polluer, massacrer), pas plus que l’enfant ou l’animal, le vieillard n’a sa place dans notre meilleur des mondes. Heureusement veillent des brimborions de morale (les euthanasistes sont pétris d’excellentes intentions) et l’omnipuissante médecine. En prolongeant notre vie, les émules d’Hippocrate ont triplé leurs honoraires. Que le dieu des Mathusalem les en préserve ! Même monnayable, leur secourable présence n’a pas de prix. Donc, cette revue. La première. Pour nous rappeler, comme le faisait Rousseau à propos de l’enfant, que le vieillard n’est pas un adulte en miniature, mai s un homme à part . Qu’il mérite ce que nous souhaiterons mériter : le respect de sa souffrance et la dignité de son état. En somme, les ultimes miettes d’un bonheur qu’on est en droit d’espérer à l’orée des portes frémissantes de la mort. Car, à tout heure,  à tout âge,  comme la formulait déjà Baudelaire, l’obsédante question nous est posée : «  Quand partons-nous pour le bonheur ?  » Léon Bauprac
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